Le NYT propose une calculette facile & robuste d’aide à la décision. On l’a testée pour toi… et on va continuer à louer encore un peu !

   De quoi on parle ?

Acheter ou louer est une décision courante et en même temps une étape importante financièrement pour nous jeunes actifs. Mais avons-nous les éléments pour trancher ?

Thomas & Camille louent un appart’ bien placé dans Paris, gagnent plutôt bien leur vie et pourraient envisager d’acquérir… mais ils n’en ont pas l’intention : “Tant qu’il y a une telle déconnexion entre les prix à l’achat et les loyers, nous ne sommes pas prêts à jouer” avancent-ils. Font-ils erreur ?

Sur le sujet, les préjugés font loi : très positifs pour l’achat, “buying builds equity”, “fast track to wealth”, ils dénigrent largement la location qui consiste à “jeter l’argent par les fenêtres”.

   Qu’est-ce que ça veut dire ?

Les avis divergent car le nombre de paramètres à prendre en compte est important.

Acheter ? “Makes sense” : si on y reste un certain temps, ça force à épargner, les taux bas jouent en notre faveur et le bien va s’apprécier… -1pt pour Thomas & Camille

Oui mais : l’immobilier peut être risqué et l’appréciation du bien n’est pas garantie. Sur le long terme, les retours seraient limités selon Robert J. Shiller (prix nobel d’économie 2013) qui parle de +0,4%/an sur 125 ans après inflation aux Etats-Unis. De plus, l’avantage fiscal (déduction des intérêts) est souvent surévalué par les ménages. Enfin, acheter c’est surtout s’exposer à de nombreux coûts “cachés” : intérêts, frais de notaire, foncier, charges, assurances, frais d’entretien et de rénovation… Alors que louer c’est avoir la possibilité de placer son épargne disponible !  +3pt pour Thomas & Camille

Dans bien des cas, les études “grandeur nature” réalisées par les chercheurs font ressortir le loueur gagnant sur l’acquéreur +1pt pour Thomas & Camille

   Quel impact pour moi ?

En pratique, beaucoup de décisions sont prises de manière plus émotionnelle que rationnelle. C’est pourquoi l’équipe SB s’est pliée en quatre pour dénicher la calculette magique, un outil simple et robuste qui t’ouvrira les mirettes -o-o-.

 

acheter ou louer

=> Test l’outil du NEW YORK TIMES ici <=

On a fait le test… et on va continuer à louer encore un moment ! Ce qui est très surprenant, c’est que dans la plupart des grandes villes, le calculateur a une fâcheuse tendance à nous sortir la même réponse : LOUE… si tu n’es pas sûr d’y rester un bon bout de temps. Alors n’attends plus pour regarder ce qu’il en est de ton côté !

Les variables clés qui vont influencer le résultat pour toi

  • Le ratio loyer / prix d’achat
  • La longueur du séjour
  • L’appréciation du bien et du loyer dans le temps
  • La capacité à épargner sans crédit immo… (ci-dessous)
  • …et à rentabiliser cette épargne – c’est là que smartbees intervient 😉
  • Le taux d’intérêt

acheter ou louer rent is due

Dans les grandes villes, en particulier là où les loyers sont plafonnés, le ratio loyer/prix à tendance à l’emporter sur tous les autres paramètres, mettant l’acheteur en difficulté par rapport au loueur.

Nos conclusions

Si tu es dans au moins un des cas suivants : séjour à moyen terme inférieur à 10 ans, ratio loyer/prix inférieur à 5-6%, pas de capacité particulière à valoriser ton bien (travaux lourds, prix d’entrée sous le marché) et enfin capacité à épargner sans crédit immobilier et à faire fructifier ton épargne ; alors il y a de grandes chances pour que tu aies intérêt à louer…

Heureusement pour nous, nos critères de décision ne sont pas qu’économiques et Thomas & Camille n’ont qu’à bien se tenir !

PS : L’équipe Smartbees valide la méthodo qui se cache derrière la calculette, mais n’a pas pu entrer dans l’algo pour vous garantir sa fiabilité à toute épreuve.

L’équipe Smartbees

L’investissement pour notre génération

We are the Smartbees team !

3 Comments —

  1. Quid du plaisir de posséder son lieu de résidence et d’en prendre soin ? Quid d’éviter la décorélation des revenus et des coûts (les loyers sont sûrs ; les revenus d’investissements réalisés pour payer le loyer sont moins sûrs) ? Quid de la protection contre les risques extrêmes (hyperinflation, conflit armé) que représente posséder sa résidence principale ? cela peut faire sourire mais quand on se projette sur 50 ans, ces risques sont en fait… plus que probable ! 😉

    • Avoir une grande partie de sa fortune bloquée dans un investissement très inflexible n’est pas forcément plus malin… surtout quand on se projette sur 50 ans! Le marché du travail évolue, il faudra se montrer de plus en plus flexible envers nos conditions et lieux de travail. Avoir un crédit à rembourser sur vingt ans dans un environnement économique pas des plus robustes n’est pas une charge que j’aimerais avoir à porter!

    • Hello Jérémy, merci pour ta réaction et cet éclairage qui profitera à nos lecteurs. Par souci de synthèse – 3 min de lecture oblige – nous avons retenu uniquement les arguments qui nous semblaient être essentiels à une première intro sur le sujet.
      Notre ligne éditoriale étant économique & financière, nous n’avons pas retenu les facteurs affectifs qui se glissent souvent dans la réflexion. Par ailleurs, je t’invite à parcourir notre insight sur l’investissement locatif, l’occasion de retrouver des éléments de réponse à tes questions . A très vite. L’Equipe Smartbees

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *